Saint-Étienne-de-Boulogne

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Le conseil d’école dit non aux nouveaux rythmes scolaires

Les communes ont à organiser la mise en place des nouveaux rythmes scolaires. La réglementation prévoit que le mercredi matin sera un jour d’école, tandis que trois-quarts d’heure seront dégagés chaque après-midi pour les activités périscolaires dont la charge incombe aux municipalités.
Si certaines communes expérimentent avec difficulté cette réforme dès cette année, Saint-Etienne et Saint-Michel-de-Boulogne ont décidé initialement de la repousser d’une année. Cette première décision prise en février avait fait l’objet d’une consultation des parents qui ont souhaité à 80,4 % le report de la mise en œuvre de la réforme, cette décision étant aussi approuvée à l’unanimité par le conseil d’école.
La réforme des rythmes scolaires serait donc à mettre en œuvre pour septembre 2014. Néanmoins, les choses ne sont pas si simples, tant les bouleversements induits pour les communes, l’école et les enfants sont importants, le tout renforcé par le manque de moyens pour bien faire, et par une désorganisation de l’école qui porterait préjudice aux enfants.

Le conseil d’école dit non

Le conseil d’école s’est prononcé par huit voix et une abstention contre la mise en place de la réforme sur le regroupement pédagogique de Boulogne, considérant qu’il n’est pas possible de la mettre correctement en place avec les moyens financiers des communes. A ce titre, le conseil ne fait aucune proposition d’aménagement des horaires et renvoie la décision à l’État.
Plusieurs facteurs ont motivé cette décision.

Une réforme qui déstructure l’école publique

D’une part son coût est hors de portée des communes (plus de 20 000 € s’il s’agit de faire venir des intervenants spécialisés comme le veut la réforme avec seulement 6000 € d’aide la première année, et rien ensuite !). Les communes devront donc se rabattre sur des solutions qui ne seront que des pis aller (bénévolat, contrats aidés, sous encadrement des enfants) et qui ne garantiront pas la qualité de l’accueil périscolaire. Malgré les discours officiels, la désorganisation prévaut sauf exception dans certaines communes ayant déjà mis en œuvre la réforme cette année. Les rencontres avec les parents et les enseignants concernés, ainsi que certains élus, sont très instructives à ce sujet.
D’autre part, cette réforme aboutira au final à alourdir encore la semaine scolaire des enfants qui sont déjà souvent dans le système scolaire de 8 h à 18 h. A ce titre, les retours d’expériences des enseignants et des familles ayant testé la semaine de 4,5 jours sont clairs et constatent une fatigue accrue des enfants, surtout en maternelle.
Cette réforme déstructure aussi le rythme quotidien des enfants en multipliant les intervenants sur la journée, puisque des animateurs socio-culturels seraient appelés à intervenir à l’école durant une partie des après-midis.
Elle est source d’inégalités entre les enfants des communes riches et des communes pauvres qui auront une école et des activités périscolaires de niveau variable en fonction de leur lieu de scolarisation. A ce titre, certaines communes ont commencé à faire payer les activités périscolaires, mettant de fait un terme à la gratuité scolaire. Ou alors d’autres font appel à du bénévolat local, ou des contrats aidés, ce qui revient le plus souvent à confier les enfants à des personnes pas ou peu qualifiées pour s’en occuper.

Le conseil municipal refuse la réforme telle qu’elle est décidée

Le conseil municipal s’était déjà prononcé contre la mise en place de cette réforme en 2013 (voir la délibération de février 2013) en détaillant les raisons de son refus dans un vœu adressé aux parlementaires et à l’inspection académique. Il a renouvelé sa position lors de sa séance du 1er octobre (voir la délibération d’octobre 2013). La municipalité soutient donc au nom de la qualité du service public de l’Éducation Nationale la position du conseil d’école de refuser de mettre en œuvre cette réforme.

Considérant qu’il est impossible de faire du bon travail dans les conditions fixées par l’État pour cette réforme, la décision est donc renvoyée à l’Inspectrice de l’Éducation Nationale. Présentée au nom de l’intérêt des enfants, cette réforme aboutit à l’évidence à un résultat contraire à celui escompté...

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